Sécheresse vaginale ou sécheresse des parties intimes

La sécheresse vaginale, ou sécheresse intime, est un manque ou un manque de lubrification du vagin qui peut entraîner des rapports sexuels douloureux. Il peut y avoir diverses causes, notamment hormonales (ménopause) ou médicamenteuses. Pour traiter la sécheresse vaginale, des lubrifiants peuvent être nécessaires, tout comme l’hormonothérapie.

La sécheresse vaginale touche en moyenne une femme sur six, surtout pendant la ménopause, lorsque la production d’œstrogène diminue puis s’arrête. Ce manque de lubrification peut être d’origine physique ou psychologique et peut entraîner une pénétration douloureuse et difficile lors des rapports sexuels.

secheresse vaginale

Qu’est-ce que la sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale est l’absence ou le manque de lubrification du vagin. S’il n’est pas suffisamment humidifié, le vagin peut devenir douloureux et risque de se rompre lors de la pénétration. Il peut également devenir plus sensible aux infections gynécologiques. Ce phénomène peut être observé chez toutes les femmes, mais est plus fréquent chez les femmes qui subissent des changements hormonaux : femmes enceintes, femmes ménopausées dans la cinquantaine ou femmes post-partum.

Cependant, les déséquilibres hormonaux ne sont pas la seule cause des parties intimes sèches.

Des facteurs psychologiques, physiologiques, notamment l’exposition à certains traitements ou stimulants peuvent provoquer cet état de sécheresse de la muqueuse vaginale. Cependant, certains médicaments et traitements non médicamenteux peuvent permettre à une femme de retrouver une lubrification intime normale et d’avoir des rapports sexuels sans douleur. Aussi, en cas de sécheresse vaginale, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou votre gynécologue qui trouvera la réponse appropriée en fonction de la cause identifiée.

Quelles sont les causes de la sécheresse vaginale ?

En l’absence de lubrification vaginale, plusieurs causes ont été identifiées :

  • Causes hormonales : des déséquilibres hormonaux, en particulier de faibles niveaux d’œstrogène, peuvent survenir pendant la ménopause, pendant la grossesse, le post-partum ou pendant l’allaitement, entraînant une hydratation insuffisante de la muqueuse vaginale.
  • Causes médicamenteuses : certains médicaments ou traitements, tels que le traitement de l’infertilité, du cancer (en particulier du sein), de l’hypotension artérielle, des fibromes ou des antidépresseurs (médicaments psychotropes) peuvent assécher la muqueuse vaginale.
  • Raisons psychologiques : pression élevée, relation tendue avec le partenaire.
  • Raison de la chirurgie : Antécédents de chirurgie ovarienne.
  • Causes infectieuses : Modifications de la flore vaginale par port de vêtements trop serrés, hygiène intime agressive, irritation ou infection vaginale.
  • Causes auto-immunes : certaines maladies auto-immunes, telles que le syndrome de Gougerot-Sjögren, sont une maladie auto-immune qui provoque spécifiquement des modifications de la fonction de la glande de Bartholin.

Quels sont les symptômes de la sécheresse vaginale ?

La liste des symptômes de la sécheresse vaginale est typique. Nous avons observé une rougeur des organes génitaux externes, c’est-à-dire sur le vagin et le col de l’utérus ainsi que sur les lèvres, chez les patients atteints de xérose génitale. Ces rougeurs s’accompagnent souvent de brûlures et de démangeaisons, d’inflammations locales, ainsi que de rapports sexuels douloureux et d’infections récurrentes. Ces douleurs peuvent entraîner des perturbations dans les relations intimes et une diminution de la libido.

Comment diagnostique-t-on la sécheresse vaginale ?

Pour diagnostiquer la sécheresse vaginale, un gynécologue réalisera différents tests :

  • Examen gynécologique et communication avec la patiente (contexte d’apparition des symptômes, fréquence, etc.).
  • Un écouvillon vaginal qui est analysé pour détecter d’éventuelles infections vaginales.

Des tests sanguins peuvent être prescrits pour les déterminations hormonales. Nous essaierons de mesurer les niveaux de FSH (hormone folliculo-stimulante) pour mettre en évidence des choses comme la ménopause précoce. Les taux de FSH chez les femmes ménopausées varient de 20 à 150 UI/l.

Quels sont les traitements de la sécheresse vaginale ?

Il existe une variété de traitements pour la sécheresse vaginale. Pour lutter contre cette sécheresse, le choix du traitement dépendra de la cause identifiée. Un gynécologue peut conseiller aux patientes d’appliquer un lubrifiant par voie topique, soit sous forme de gel, soit sous forme d’ovules insérés au fond du vagin. Ces solutions et produits apportent également plus de confort lors des rapports sexuels.

Pour les patientes ménopausées, une hormonothérapie substitutive orale, sous-cutanée (implant) ou vaginale peut être proposée pour lutter contre la sécheresse vulvaire et vaginale. Cependant, cette hormonothérapie est contre-indiquée chez les femmes ayant des antécédents de cancers hormono-dépendants. D’autres remèdes naturels peuvent aussi être efficaces contre la sécheresse intime : c’est le cas de certaines plantes et huiles essentielles, comme l’aloe vera ou l’huile de bourrache. Enfin, l’accent doit être mis sur les préliminaires, qui sont une étape importante dans une bonne lubrification naturelle.

Comment prévenir la sécheresse vaginale ?

Le risque de développer une sécheresse vaginale peut être limité. Pour cela, diverses mesures d’hygiène doivent être respectées.

Il s’agit de ne pas porter de vêtements moulants ou de sous-vêtements synthétiques. Il est également recommandé d’utiliser des savons et des gels au pH neutre pour l’hygiène intime afin d’éviter d’agresser et de risquer un déséquilibre de la flore vaginale et d’éviter l’utilisation de parfums dans les zones intimes.

Évitez également les douches vaginales, qui peuvent perturber la flore vaginale. Enfin, fumer est déconseillé car le tabac nuit à une bonne lubrification intime et peut entraîner d’autres problèmes de santé (cancer du poumon, cancer de la vessie, etc.).

Cet article médical a été revu et vérifié par un gynécologue au sein de l’Institut ELSAN, premier groupement d’hôpitaux privés en France. Elles sont données à titre informatif et ne remplacent en aucun cas l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Afin d’établir un diagnostic médical précis en fonction de votre situation individuelle, ou d’en savoir plus sur votre pathologie, nous vous rappelons que le contact et la consultation d’un médecin sont indispensables.

Vous trouverez ci-dessous les Gynécologues de l’Hôpital Privé ELSAN qui prendront rendez-vous pour vous voir dans l’un de nos établissements près de chez vous.